GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
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CAMPAGNE DE 1813.
i.
RETRAITE DU VICE-ROI ;
Défection des Prussiens (6 février). — Combat de Kalisli (i3). — Départ de Posen (ri). —Evacuation de Berlin (3 au 4 mars).—De Hambourg(i 8).—De Dresde (a 7).—Combat deMœckern(5 avril).—Retour sur la haute Saale (9).
Les armées russes restèrent sur la Passarge et le Bug. La ligne de laYistule était donc intacte et l’on n’avait perdu que quelques lieues deterrain. Cependant l’empereur ne se fit point illusion sur l’étendue de lablessure qu’avait reçue sa puissance : il pressentit que l’Europe entièreallait lui échapper, si des armées formidables ne remplaçaient pas rapi-dement celle qui venait d’être détruite.
En effet, l’exemple donné par York avait ébranlé le sol où il fallaitse défendre. L’opposition sourde qui s’agitait depuis cinq ans, voyaitenfin l’occasion d’éclater , et de tous points la nation allemande sedisposait à profiter des désastres des Français pour les rejeter hors deson territoire. Malgré le désaveu du roi de Prusse, la défection de songénéral obtint l’approbation des masses et le gouvernement fut entraînéà l’imiter. Les détachemens qui traversaient les villes du Brandebourg