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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

III.

CAMPAGNE D’AUTOMNE EN AL 1 EMAGNE.'

Occupalion de Breslau par les coalisés (14 aoiil).—Reconnaissance en Bohème (17).—Surprise descantonnemens français en Silésie (rg).—Reprise de Lœwemberg (21).—De Goldberg (23).—Prisedu camp de Pirna par les alliés (2 4)—Bataille de Gross-Beeren (a 3 ).—Bataille de la Katzbach (26).—Bataille de Dresde (27).—Combat de Culm (20).—Combat sur la Sprée (4 septembre).—Ba-taille de Denneuitz (5 septembre).—Derniers combats dans les montagnes de la Bohême (8-16-17)—Derniers combats sur la Sprée (21-23).—Jonction des armées coalisées (28 septembre).—Elles passent l’Elbe (17 septembre 3 octobre).—Napoléon à Eilenburg (9 octobre).—A Leip-l zig (10).—Bataille de Wacliau (16).—De'Leipzig (18-19).—De Hanau ( 3 o).—L’armée française passe les ponts de Mayence (2 novembre).—Soulèvement de la Hollande (18).

Prague était la ville où devait se tenir le congrès qui n’eut pas lieu.On ne put même échanger les pouvoirs. Les plénipotentiaires ne se vi-rent même point. Napoléon, trois fois victorieux, avait hésité, lui siprompt à pousser à fond un succès ; ses armes étaient chassées d’Espagne ;Murat semblait disposé à livrer à l’ennemi l’Italie méridionale ; l’Au-triche se déclarait ; Bernadotte prenait un commandement en chef ; Mo-reau n’avait pas craint de paraître au quartier-général des alliés; enfin,les souverains s’étaient ménagé des intelligences dans tous les états de laconfédération et jusqu’en France . Terrible époque dans la vie d’un peuple,que celle où l’on peut se méprendre sur les notions du devoir; que celle"où des hommes qu’on 11’ose accuser de répudier tout sentiment patrio-tique, peuvent préférer au drapeau national le drapeau de l’étranger. Lafuneste erreur de ceux qui, en 1813, ont séparé la cause de Napoléon decelle de la France a été cruellement expiée. Us ont vu de quelles illusionsles promesse^ mensongères de la coalition les avait bercés, et, après 20 ans,