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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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*f,2 GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

sur la forteresse de Kœnigstein où un pont couvert sur les deux rives,assurait le passage de l’une à l’autre ; Saint-Cyr (i 4 % i 5 ,ooo) et hors ducommandement direct de l’empereur, à Magdebourg , Girard (10,000);à Hambourg , Davout ( 1 3 °, et auxiliaires danois 5 o,ooo).

Enfin, en réserve, par échelons de l’Elbe au Rhin, duc de Padoue ( 3 ", cavalerie 6000); Michaud( 5 e , cavalerie 5 ooo); Augereau ( 1 5 ',18,000).

L’armée, sous les ordres actuels et immédiats de Napoléon, d’environ275,000 combattans, était renfermée dans un triangle formé par l’Elbe depuis Wittenberg jusqu’à la Bohême et par deux lignes tirées du con-fluent de l’Oder avec la Katzbach à Wittenberg et Kœnigstein , triangleque les coalisés inscrivaient dans une demi-circonférence, d’où partentpour aboutir à Dresde, les routes très divergentes de Prague, de Breslau et de Berlin par où ils devaient opérer. L’empereur avait dessein de sai-sir l’initiative de manière à maintenir l’écartement de leurs trois colonneset à les aborder tour-à-tour supérieur en nombre.

La base de ses mouvemens était l’Elbe , mais les Autrichiens n’avaientqu’un pas à faire en avant pour franchir les montagnes de la Bohême,pour la prendre à revers , pour menacer les communications de l’armée.Son premier soin devait donc être de mettre hors de combat Sclnvar-zenberg, tandis que l’on tiendrait en échec l’armée de Silésie et l’arméedu Nord. Dans ce but, il plaça sous le commandement de Ney, les 3 e ,5 % 6' 1 i c corps et le 2 e corps de cavalerie (io 3 ,ooo), pour saisir Breslau que la convention d’armistice avait neutralisé, et contenir Blucher au-delà de l’Oder . U renforça Oudinot des 4 ' et 7' corps, lui prescrivant depousser à la tête de 67,400 hommes sur Berlin que devaient attaquer enmême temps Girard et Davout. Il confia à Saint-Cyr la mission d’arrê-ter les Autrichiens à l’entrée de la Saxe. Puis , sortant de Dresde avec lagarde, il se disposa à descendre en Bohême par Lœbau et Zittau avec120,000 hommes.

Mais les alliés avaient déjà commencé à fouler aux pieds les traités, àafficher ce mépris du droit des gens dont ils n’ont plus cessé de se faireun moyen de guerre. L’armistice n’expirait que le 16 août : dès le i 4 ,Blucher s’empara de Breslau pour former à coup sûr ses colonnes d’atta-que, et déjà Wittgenstein ne s’était point fait scrupule de lever ses canton-nemens de Schweidnitz .

Lorsque l’empereur déboucha avec Victor, Vandamme et Poniatowskisur Georgenthal , Gabel et Reichenberg pour reconnaîtrela force et les po-sitions de l’ennemi, loin de rompre par le flanc les colonnes russo-prus-siennes, il ne rencontra que la division autrichienne de Bubna qui se replia