CAMPAGNE DE 181 S. Ù79
nir une réserve de a4°° hommes postés à Trente . Du côté de Laybach,l’aile droite, rangée en cquerre, s’établit dans cette ville, dans Crain-burg, au pont de Tsschernuz et àAdelsberg, la colonne qui précédemmentdéfendait Carlstadt, se replia sur la route de Fiume.
Il y eut dans ces positions une suite de combats dont le succès fut al-ternatif. Les Autrichiens pressaient mollement la Ilaute-Drave, mais ilspesaient plus fortement par Stein, par Cilly et Carlstadt, sur l’ailedroite. De plus, le secours des escadres anglaises leur permettait deprendre l’ascendant sur le littoral. Ils s’emparèrent de Fiume, et au mo-ment où le vice-roi se disposait à déboucher sur Stein, il crut recon-naître le dessein de tourner sa droite, d’envahir l’Istrie et de percer parTrieste . Aussitôt il renonça à ses projets offensifs et, divisant l’armée endeux colonnes, fortes chacune de a5,ooo hommes, il se mit à la tête decelle de la Carniole , et chargea Grenier de prendre le commandementde celle de laCarinlhie, en y comprenant la réserve que des partisavaient intimidée comme elle sortait de Botzen et qui s’était repliée surTrente .
On contint l’ennemi sur tous les points jusqu’à la fin de septembre;mais à cette époque, Ililler, rassuré du côté de la Bavière , prit franche-ment l’attaque, réussit à passer la Draves’empara de Villach ets’étendit par la droite sur tout le cours du Gail. Là, il se mit à ba-tailler avec les postes qui défendaient les cols des Alpes . Quelques-unsfurent forcés, les vainqueurs se répandirent dans le Frioul et enlevèrentla garnison de Ponteba. Dans le même temps, Ililler, débordant lessources de la Save, s’empara de tout l’espace compris entre Villach , lesAlpes etCrainburg.
Ce dernier mouvement séparait la droite de la gauche. Laybach étaitmenacé dans trois directions , et l’inaction de l’armée bavaroise encoura-geait Hiller à défiler par la route de Botzen.
Le vice-roi ordonna de battre en retraite sur l’Isonzo où ses colonnesarrivèrent en bon ordre, malgré les efforts des ennemis pour les rompre.Il y eut à Salsnitz un vif engagement à l’avantage des Français qui ralen-tit la poursuite et leur donna la facilité de s’affermir dans leur nouvelleposition. Ils y tinrent assez long-temps pour organiser des recrues, pourmettre Venise en état de défense, pour ravitailler les places, après quoi,ils reculèrent jusqu’à 1 Adige , rappelés par les progrès de 1 ennemi dansle Tyrol. On ne rentra point sans coup-férir dans ces lignes célèbres.L’aile gauche de Hiller, après avoir refoulé la division de réserve jusqu’àla Corona et Rivoli, s’était déployée par la vallée de la Brenla et avaitpris possession de Bassano. On se hâta de marcher contre elle, on luienleva cette ville par où elle menaçait à revers le gros de l’armée qui se