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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
1200 hommes ^ chargé de garder la position jusqu’à l’extrémité. Cettetroupe, commandée dès les premiers coups de feu par le colonel Voirol,s’acquitta glorieusement de sa mission. Elle arrêta pendant deux joursentiers près de 3o,ooo hommes; puis , lorsqu’à la nouvelle de la surprisede Bray elle fut contrainte à évacuer Nogent, elle réussit encore à fairesauter le pont et à braver la colère de l’ennemi.
Dans le même temps les Wurtembergeois forcèrent à Sens le faiblecorps d’Allix qui ne montra pas moins d’opiniâtreté, et qui se retira parla rive gauche de l’Yonne , au-delà de Pont où Wurtemberg poussa sonavant-garde.
Sur ces entrefaites Schwarzenberg, ayant appris l’issue du combat deChampaubert , suspendit le déploiement de sa gauche et ordonna unmouvement général à droite dans le but de s’interposer entre Victor etNapoléon.
Wittgenstein passa la Seine à Pont, occupa Villenoxe-la-Grande etse mit en devoir de tourner la forêt de Sordun. Il fut soutenu par unepartie des réservée aui se porta à Méry-sur-Seine, et dont une division(Diebitch) fut envoyée à Sézanne, d’où elle eut ordre de pousser jusqu’àMontmirail. De Wrède passa avec tout le corps Austro-Bavarois , lepont de Bray, relevé dans cette ville par le prince de Wurtemberg. Gyu-lai, une division de Colloredo (Hardegg) et Bianchi (de la réserve),restèrent seuls sur l’Yonne .
Le mouvement de Wittgenstein surLéchelle contraignit Victor à quit-ter la position de Sordun et à se replier à Provins après un léger enga-gement d’arrière-garde. Oudinot, réduit à trois brigades par le départd’une de ses divisions pour Sézanne, se porta à Donnemarie pour faireface à de Wrède; Victor lui envoya de Provins la réserve de Paris et scretira lui-même à Nangis.
Au sortir de Bray, de Wrède voulut à-la-fois marcher sur Provins etDonnemarie , sa droite parvint à Everly lorsque sa gauche, se heurtantà Cuterelles, contre Oudinot, fut obligée de reculer. Mais bientôt renfor-cée elle reprit l’attaque, jeta dans Luisetaines une division pour s op-poser à la jonction du maréchal et de la réserve de Paris , qu’on voyaitdéboucher deParoy. Oudinot essaya vainement d’enlever le village. Laréserve de Paris cependant empêcha l’ennemi de le dépasser et donnaau maréchal le temps de gagner Donnemarie où elle se retira après lui.
Dès-lors Àllix, Patchod et Pajol, qui s’étaient réunis à Montercau,ne pouvant plus y tenir, firent sauter le pont de l’Yonne ; puis, se cou-vrant du bois de Valence, ils s’arrêtèrent au Châtelet. La rive gauchede la Seine étant tout-à-fait libre Hardegg et Bianchi s’étendirentjusqu’à Fontainebleau , poussant devant eux le faible détachement de