CAMPAGNE DE 1815.
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CAMPAGNE DE 1815.
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Retour de l’ile d’Elbe (ao mars).—Dernière coalition (2 5 )_Soulèvement du Midi et de la Vendée
(avril-mai)..—Mouvement de l’armée du Nord (14 juin)_Passage de la Sambre (1 5 juin).—Ba-
taille de Lîgny.—Combat des Quatre-Bras (16).—Bataille de Waterloo (18).—Abdication del’empereur (22).—Réunion du l’armée française sous Paris (28).—Déploiement des coalisés (ay).—Capitulation de Paris .
S’il y a dans la science sociale un problème insoluble, c’est celuid’une restauration. Yingt-cinq ans s’étaient écoulés depuis que l’émi-gration, dans son expression la plus pure, avait commencé. Ce lapsde temps, si rapide dans la vie d’un homme, est immense dans celled’un peuple. Les deux tiers de la population ont disparu et les généra-tions viriles ont grandi en s’identifiant avec les idées qui se sont déve-loppées en même temps qu’elles. Comment concevoir qu’un parti, long-temps abattu, que relève soudain une force inespérée, s’associe dumême moment à des sentimens, à des mœurs qui ont été jusque-là l’ob-jet de toute sa haine? Comment imaginer qu’une nation active, impa-tiente, énergique, reculant d’un quart de siècle, se soumette à des pré-tentions quelle 11e comprend point et déchire, avec la charte de sesdroits, les plus belles pages de son histoire?
Napoléon attentif au murmure de la France quitta Pile d’Elbe oitl’avaient relégué les actes de Fontainebleau . « Du point oit il toucha lerivage, l’enthousiasme du peuple le porta jusqu’au seuil de la capitale,(expressions de Napoléon). » A peine de retour aux Tuileries , il demanda