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CAMPAGNE DE 1815.’
à cheval sur la Meuse , l’armée du Bas-Rhin composée des corpsde ZiethenPirch, Thielmann et Bulow ( 124,600), général en chef Blucher.
Il y avait en arrière: i°à Ostende et dans les places du littoral47,3oo hommes; 2°sur la rive droite du Bas-Rhin, quatre corps desti-nés à renforcer Blucher 178,150 hommes; 3 ° en marche, l’armée russe(ij8,6oo) sous Barclay de Tolly ; 4 ° entre le Rhin et le Haut-Danube,l’armée autrichienne ( 25 g 980) sous Schwarzenberg ; 5 ° dans le Mila-nais l'armée d’Italie (62,600) général Frimont; 6° dans la Basse-Italie,l’armée napolitaine (42,700) Bianchi; 7 0 enfin l’armée suisse ( 36 , 524 )qui, sous prétexte de faire respecter la neutralité, était réellement auservice des alliés. Total 83 o,i 24 hommes d’infanterie i 54 ,o 3 o de ca-valerie.
L’empereur après avoir hésité entre un plan de campagne défensifet des opérations offensives, se décida à prendre l’initiative avant queces immenses masses fussent en communication.
Lorsque le corps législatif eut ouvert ses séances un mouvement gé-néral s’effectua depuis Dunkerque jusqu’à la Sarre, masqué par lesdémonstrations des garnisons des places. En même temps la cavaleriede Grouchy , le 6' corps, la garde se rapprochèrent de la frontière.Enfin l’empereur lui-même quitta Paris dans la nuit du 12 au i 3 juin,et le 14 il eut 122,404 hommes concentrés entre Maubeuge et Philip-peville.
Cette levée de cantonneinens, cette réunion des. armees du Nord etde la Moselle sous Charlcroi, fut habilement dérobée aux généraux alliés.Wellington était alors à Bruxelles et ses troupes se trouvaient échelonnéesde Nivelles au Bas-Escaut. Blucher était à Namur et ses quartiers s éten-daient de Thuin à Liège . On allait pour une dernière fois surprendre lepassage de laSambre jadis si long-temps disputé, on allait lancer dans laplaine de Fleurus la grande armée.
Mais ce n'était plus cette grande armée qui était partie du camp deBoulogne pour porter ses aigles jusqu’au Niemen . On était encore affaissesous le poids de deux années de désastres; les passions politiques s’é-taient réveillées et l’ardeur du soldat était amortie par un sentiment deméfiance envers la plupart des généraux. Ceux-ci n’osaient croire ausuccès, l’empereur lui-même voyait pâlir son étoile. Il eût fallu dès ledébut revenir à ses plus belles journées pour resserrer les liens malaffermis entre des corps rassemblés à la hâte et des chefs inconnus lesuns aux autres. Mais les combinaisons foudroyantes d’Iéna, d’Austerlitz,supposaient un ensemble qu’on n’avait pas eu le temps d’acquérir. C’étaitun cercle sans issue que la situation intérieure rendait inextricable.Napoléon n’était pas moins préoccupé de l’attitude des représentai que