DES ARBRES FORESTIERS.
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facilement par les semences nombreuses que ses côneslaissent échapper à leur maturité et qui lèvent très-bien à l’ombre des futaies.
Il ne prospère que sur les montagnes élevées et àl’exposition du nord et de l’est ; c’est dans ces posi-tions seules , lorsque toutefois le terrain lui est pro-pice , qu’il peut acquérir de belles dimensions.
D’après Miller et Tschûdy, on parvient difficile-ment à l’élever dans les jardins.
On voit des mélèzes qui, à vingt ans, ont déjà cin-quante pieds de hauteur; à cent, cet arbre ne s’élèveplus, mais il grossit encore; son bois n’est plus alorsd’un aussi bon usage : il en est de même de tous lesbois trop vieux : ses racines sont éminemment pivo-tantes et traçantes.
Le bois de mélèze est dur et très-lourd. M. dePradt (Trois Ages des colonies, tome I er , p. 189)s’exprime ainsi sur le cèdre d’Amérique , qui n’est,comme on sait, qu’une variété du mélèze :
« Le port de la Havane est un des plus beaux et« des meilleurs du monde; on y établit des chantierscf d’où sont partis une grande quantité de vaisseaux« bâtis en bois de cèdre.
(f S’ils ont l’avantage de la solidité sur les vaisseaux« construits en Europe , ils ont aussi le désavantage<f de la pesanteur provenant de la nature compacte« du bois. »
On en fait, en général,usage dans les constructionsciviles, et particulièrement pour la mâture des vais-seaux.