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ELAGAGE
comment nous l’envisageons, tout en convenant, dèsl’abord, qu’il est d’autant plus facile de controversersur cette opération, qu’on ne pourrait en faire lavérification complète qu’au bout d’une expérience de40 à 60 ans au moins : qui vit assez pour cela?
L’école forestière pourrait seule s’établir en obser-vatoire et fixer irrévocablement l'opinion à cet égard.
Quant à nous, cette mutilation nous paraît redou-table, et nous ne l’admettons que sur les arbres malvenants et que nous prescrivons de ne pas conserverdans les bois bien tenus, à moins qu’ils ne soientspécialement destinés à être convertis en bois àbrûler, ou à servir pour graines ou pour agrément.
Nul doute qu’un jeune taillis qui n’est point om-bragé par les branches des arbres réservés pousseplus efficacement que lorsqu’il en est écrasé. Il estégalement vrai qu’en élaguant un chêne il poussemieux, et que tout ce qui l’entoure y gagne; maisnous croyons devoir consigner ici que nous avonsl’expérience que les chênes de traces, buissons et al-lées, qu’on a ébranchés pour le chauffage des fer-miers ou l’agrément du propriétaire, sont toujourspleins de nœuds viciés, de chancres, couloirs ouabreuvoirs, et nullement propres à faire de l’in-dustrie (lattes, merrains, planches, pesseaux ouéchalas et autres marchandises), et qu’il est bienreconnu enfin que les premiers symptômes de corrup-tion sur tous les arbres, les résineux exceptés, se ma-nifestent par les nœuds, ou résultent de branchescassées. Un nœud, pour nous servir de l’expression