200
ÉLAGAGE
l’intime conviction qu’il portera aux arbres sur les-quels il aura été appliqué un préjudice irréparable.Toutefois, voici comment devrait se faire cet élagage :commencer par n’opérer d’abord que sur de jeunesarbres de 10 à 20 ans au plus, et, lorsqu’il se trouvedes branches adhérentes au cœur qui ne pourraientse détacher qu’en formant un abreuvoir, les respecter,et se contenter alors d’élaguer celles qui,en apparence,ne peuvent faire dommage; avoir soin, en outre,que l’ouvrier soit nanti, pour eette importante opé-ration, de serpes bien tranchantes, afin que l’entaillesoit faite proprement de bas en haut, et pour éviterque la branche, par son poids, ne s’écuisseet ne fasseplaie, d’autant qu’il a souvent besoin de s’y prendreà deux fois ; d’abord pour la trancher à huit ou dixpouces de la tige, afin d’être tout à son aise pourfaire disparaître le chicot restant, parer son entailleà fleur de l’écorce et la bomber de telle sorte quel’eau s’écoule facilement et ne puisse y séjourner; decette manière on peut espérer que l’écorce recouvrirasans obstacle et promptement l’entaille delà brancheamputée sans que l’arbre en soit vicié. En exécu-tant précisément toutes les conditions ci-dessus, nousnous résumerons cependant à croire que sur de très-jeunes chênes l’opération pourrait peut-être avoirquelque succès, mais serait très-dommageable, nousne saurions trop le proclamer, sur les chênes de30 à 60 ans, et funeste sur un séculaire.
Ce que nous pouvons garantir pour l’avoir vu etéprouvé, c’est que, si l'écorce ne recouvre prompte-