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DES AMENAGEMENTS.
blis du temps, qui valaient mieux alors pour les ha-bitants des campagnes que le bois vert, dont leurshéritages sont encore garnis au détriment de la culturede leurs céréales; le bois mort sullisait à tous leursbesoins, même au delà.
On avait eu grand tort, à l’administration généraledes forêts, de confondre le jardinage déréglédes com-munes avec un furetage réglé et en bon ordre ; c’est cequi égara l’administration et la fit tenir si longtemps,malgré tous les conseils salutaires qui lui furent don-nés, sur l’exploitation des bois de hêtre à tire et aire.
Les cultures, en général, diffèrent peu sous un cli-mat tempéré comme la France ; cependant elles va-rient suivant la nature du terrain et l’influence du cli-mat. On ne travaille pas la vigne dans la haute Bour-gogne comme dans la basse, en Champagne comme enPoitou ; un vigneron de Beaune , qui se fixerait dansles environs de Paris pour y cultiver comme dansle Beaunois, serait obligé bientôt de renoncer à sa cul-ture primitive, parce qu’elle ne lui réussirait pas aussibien qu’au vigneron de Surênes, qui travaille pourla quantité et non la qualité, qui ne fait de vin, ausurplus, que lorsqu’il a rassasié tous les ouvriers de lacapitale de son raisin à deux sous la livre.
Qu’on pardonne cette digression, qui n’est faiteque pour établir qu’en tous pays, en cherchant àbien faire et à introduire des innovations utiles, il nefaut pas mépriser ni trop s’écarter des usages locaux,particuliérement en exploitation de bois.