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DES AMENAGEMENTS.
server pour l’industrie publique, même comme mo-nument ; du train dont on y va, incessamment unepleine futaie sera une grande curiosité; bientôt on ferale voyage de Suisse ou de Corse pour en voir : c’estcependant le plus bel apanage des grandes fortunes.
En outre, elles assurent l’indépendance de notremarine, fournissent à tous nos besoins en bois : nousn’en sentirons véritablement le prix que lorsque nousn’en aurons plus et que nous serons obligés , à tousrisques, d’aller en Amérique, sur les bords de la Bal-tique et de l’Adriatique , comme nous le faisons déjà,pour approvisionner nos chantiers maritimes de mâ-tures, gros bois, et nos vignobles de tonneaux.
Que d’industrie dans une futaie ! que de bois diversdans un gros arbre ! que d’étuis d’un sou,que de boîtesde ce prix dans un hêtre que l’acquéreur d’une coupede la forêt de Villers-Cotterêts (18 lieues de Paris )aura vendu 600 francs à un industriel !
Ne pouvant compter sur les particuliers pour leshautes futaies, c’est donc à l’État, aux grandes som-mités sociales que nous recommandons, dans l’intérêtpublic, la conservation de quelques aménagements decette nature (*', toutefois dans une proportion raison-née d’après les localités, les besoins del intérèl public etceux du trésor .Nous ne nous dissimulons pas qu’il fautdu patriotisme et de la générosité pour sacrifier ses in-térêts à ceux de son pays, dans le siècle où nous vi-vons* où il n’y a de stable que l’instabilité, où chacun
(*) Avoir des futaies aujourd’hui comme pierre d’attente, de mêmeque le riche Anglais conserve dans son salon, sans aucun intérêt, unehank-nole de 2,500,000 francs.