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Tome premier.
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DES COUPES DE BOIS.

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Si l’hiver se prolonge , comme cela n’arrive quetrop, jusqu’à la mi-avril, on fait des efforts pourcouper le bois. Il en résulte que la coupe se fait malet au détriment du fonds ; on est quelquefois forcéd’opérer des abatages à la journée jusqu’en mai,lorsque la sève est dans son plus grand mouvementd’ascension. Quand il en est ainsi, toute l’exploita-tion est régie avec la précipitation et l’impatiencede jouir, et il en résulte autant de préjudice pourl’exploitant que pour le propriétaire.

La sève se perd sans profiter au marchand ; letaillis qui vient ensuite est faible, et quand la coupese fait trop tard , que les produits et le fonds dubois n’ont pas le temps de se hâler un peu , les voi-turiers n’y abondent pas et la vidange en est quel-quefois remise à l’année suivante. Alors le taillis esttrès-dommageable, et tout est perte pour les deuxparties. Le fond en souffre cruellement; le bois perdson écorce (environ un cinquième en quantité), plussa qualité, et la jouissance en est reculée d’un an.Que de chances fâcheuses on peut prévenir avec unpeu de prévoyance! En conséquence, nous répéteronset recommanderons toujours à un propriétaire deporter plus de soin à la première pousse de ses boisqu’un jardinier n’en met comparativement à uneplanche d’épinards ou d’oignons, parce que ce der-nier peut labourer de nouveau son terrain, si sonsemis n’a pas réussi, ou s’il a été détruit par les vo-latiles; il peut, quinze jours après, avoir tout réparé;tandis que dans un bois mal exploité, brouté par