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DES COUPES DE BOIS.
les bestiaux ou écrasé par les voitures, on n’a sou-vent rien de mieux à faire que de le receper en en-tier, eût-il deux ans.
Quand la première pousse d’un taillis est briséepar l’exploitation , il se forme ordinairement sur lesjeunes brins des calus d’où la sève s’écoule, ce qui lesempêche de s’élancer : alors leur végétation estdivergente ; il en résulte qu’ils restent dans un étatde langueur jusqu’à leur coupe et se ressentent, pen-dant vingt ou trente ans , du peu de soin que d’a-bord on a pris d’eux : aussi nous mettrons au pre-mier rang des devoirs forestiers les soins à donnerà la première feuille d’un bois.
D’après ces diverses considérations, le mieux doncserait de commencer de bonne heure ses coupes,pour finir de même, et suivie, pour l’exploitation desbois, la maxime proverbiale du banquier SamuelBernard, qui, interrogé par Louis XIV sur la causede son immense fortune , répondit à ce prince quec’était parce qu’il n’avait pas remis au lendemaince qu’il pouvait faire la veille.
Un taillis coupé du 15 octobre au 15 janvier, vidéen mars et même au 1 er mai, dont les produits au-ront été transportés sur les chemins du bois ou surles routes des triages, à trois ans aura la mine d’untaillis de cinq à six ans, et à sa coupe donnera ledouble ou un tiers au moins de plus en marchandisequ’un autre dont l’exploitation aura été retardée jus-qu’en juin, et dont la vidange n’aura pu s’opérer quesur la fin de l'année ou l’année suivante.