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Tome premier.
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COUPE DES BOIS.

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Les propriétaires doivent porter toute leur atten-tion à la coupe de leur bois et recommander particu-lièrement à leurs gardes de tenir la main à ce que l’ou-vrier se serve d’un bon outil bien tranchant; il fautsurtout que la cognée soit franche et bien aiguisée,que toutes les lances, même les plus grosses, soientproprement coupées,que l’entaille soit bien prise,netteet au nord, tournant le dos à l’ouest, avec une légèreinclinaison pour que l’eau ne séjourne pas sur lecœur de la souche. La coupe en pot, qui se fait pardeux entailles diamétralement opposées, est fort avan-tageuse au marchand exploitant, en ce qu’elle s’étendjusque sur les racines de l’arbre et en prend tout letronc, qui au cordage procure un bénéfice de 15 pour100 au moins; mais ce mode est funeste aux fondsfroids, notamment parce qu’il fait un trou où l’eauséjourne ; un garde jaloux de ses devoirs doit doncs’attacher à réprimer ce mode meurtrier, qui pourriten peu de temps ce qui reste de racines.

Convient-il de consul ter le vent pour abattre lebois?

Les bûcherons ont des préjugés sur les vents commesur les influences de la lune ; encore une erreur àdétruire.

Nous ne reconnaissons d’autre vent favorable pourla coupe que le beau temps; il est vrai que, lorsqu’ilfait grand vent,, il y a danger et perte à abattre lesgros arbres, parce qu’en tombant trop rapidement ilspeuvent écraser les ouvriers employés à ce travail,et ensuite quand on ne peut maîtriser ou diriger lachute des arbres même avec des cordages, ils s’écla-