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Tome premier.
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COUPE DES BOIS.

tent ou se brisent, et quelquefois causent un granddommage à leurs voisins. Faut-il couper les vieuxchênes en pivot ou à cul noir, c’est-à-dire avec 12 à\ 5 pouces de la racine, ou les arracher ?

Pour les vieux arbres de 80 ans et au-dessus, nousle répétons, le mieux est de les déraciner entière-ment, même dans Je pays où le bois à peu de valeur,car, passé cet âge, il en repousse très-peu , ex-cepté dans des années pluvieuses ou dans les endroitsfrais et riches de fonds où des chênes, même de200 ans, produisent des cépées entre l’écorce et l’ar-bre parfois très-vivaces; mais cela est assez rare. Ona d’autant plus d’intérêt à arracher les anciennesréserves, que le tronc et les racines d’un vieux arbretiennent un grand espace de terrain, et qu’une vieillesouche, jusqu’à ce qu’elle soit en pourriture, est unpoison mortel pour les jeunes plants qui sont dansson voisinage; enfin il y a un avantage réel dans l’ar-rachage d’un gros arbre, parce que cela remue beau-coup de terre et dispose la place à recevoir les se-mences forestières.

On peut essayer de conserver les vieilles souches,ainsi que nous venons de le dire, en les couvrant aumoins de 3 à 6 pouces (9 à 18 centi.) de terre, immé-diatement après la coupe s’il est possible; dans tousles cas, il faut éviter que le soleil ne les dessèche trop.

M. de Perthuis, p. 37, annonce avoir fait cet essaisur 97 souches de 40 à 100 ans et en avoir conservé 94;cette opération, ayant été faite par un homme, en unjour et demi, peut revenir tout au plus à 3 f. le cent,