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Tome premier.
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COUPE DES BOIS.

Entre un taillis de même qualité, coupé en bonnesaison d’hiver, et un autre exploité à l’écorce, la dif-férence est très-remarquable ; le premier offre la per-spective d’une riche végétation et d’un excellent bois,tandis que le second, jusqu’à sa coupe, porte toujoursune empreinte de langueur, et présente à la vue unevégétation énervée ; le bois n’est pas aussi nourri niautant fourré et ne se lance pas autant : cela provientde ce que de la première pousse d’un taillis dépendenttoute sa force et toute sa croissance jusqu’à sa coupe.

Le célèbre Thoüin, professeur au jardin des plan-tes , fit, en 1794, un rapport où il s’exprimait sur l’é-corcement des arbres ainsi qu’il suit :

« L’écorcement des arbres présente plusieurs in-convénients qui résultent de l’opération elle-mêmeet des circonstances qui l’accompagnent.

« 1° L’opération se faisant à l’époque où la sèveest montée et répandue dans toutes les parties supé-rieures des arbres, les racines épuisées ne peuventplus fournir à une nouvelle sève, lorsque les arbressont coupés ,■ elles restent dans l’inaction jusqu’auprintemps suivant.

(( 2° Les souches, privées de la sève descendanteque leur procurent les feuilles, lorsque l’arbre est en-tier, languissent; les racines, obligées de tirer d’ellesseules de quoi fournir à la végétation de la saisonsuivante, ne donnent que des pousses grêles et herba-cées, que les moindres influences atmosphériquesfatiguent et font périr.

« 3° La vidange tardive des bois écorcés porte le