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Tome premier.
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COUPE DES DOIS.

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Ainsi, quand le vent est au nord et au froid, ilfaut suspendre l’écorçage pendant quelques jours etobliger l’ouvrier à s’occuper à son charbonnage, àscier sa moulée et à mettre son atelier en bon or-di •e, ce dont il ne se met en souci ordinairement parroutine qu’a près l’écorce faite; aussi veut-il tou-jours écorcer même en ne gagnant pas son pain.

Mais, lorsque l'écorçage va bien, il faut en profiteret se livrer uniquement à cette opération, qui n’estavantageuse et productive qu’autant qu elle est faitepromptement et à temps opportun.

L’écorce du taillis, depuis 15 jusqu’à 30 ans, vautle double et plus de celle des vieux chênes de 00 à150 ans.

Dans beaucoup de contrées même, on ne fait d’é-corce que dans le taillis; l’exploitant y perd beaucoup,car c’est la vieille écorce qui fournit le plus ; ellerésiste aux liens, abonde dans la botte et au poids ;tandis que la jeune écorce se réduit à peu de chose,quand elle n’a pas 18 à 20 ans.

L’écorce des vieux chênes est tout profit; dût-on lalivrer au tiers du prix de l’autre, on y gagnerait en-core; il est d’usage d’en donner trois bottes pour deux,et même deux pour une si on n’est pas convenu avecle tanneur qu’il prendrait toute l’écorce de l’exploita-tion jusqu’à celle des vieux chênes.

Le bois coupé en sève perdant son écorce au boutde quelques mois, et, en outre, les vieux chênes ,à l’exception des branches, qui s’écoi’cent difficile-ment , étant presque tous destinés à être équarris*