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VIDANGE DES TAILLIS.
plus exigeants de soins et de culture que de jeunestaillis; en un mot, ce sont des vieillards dont la con-valescence oblige à prendre à leur égard des précau-tions infinies.
En résumé, un charretier, ainsi que nous venonsde l’exposer, pouvant vider un hectare de bois taillisen six jours ou en une semaine, ce ne serait au sur-plus, pour 25 hectares, que l’occupation d’un moispour six petits voituriers, appelés vulgairement bri-coliers, dont les chevaux varient de prix entre 75 et150 francs, et qui se nourrissent presque exclusive-ment, comme ceux du charbonnier, de l’herbe verteou sèche des bois.
Avec ces voituriers sans façon on fait beaucoup de be-sogne et à peu de frais; si pourtant les ventes étaientinabordables pour les voitures, à cause des mauvaischemins, on peut toujours, et par toutes les saisons,tirer hors les charpentes, perches, perchettes et chan-tiers, au moyen d’une chaîne en fer, et enfin en char-geant à dos de mulet ou d’àne, sur des crochets enbois mis à la place des paniers, les moulées, char-bonnages, bourrées, souches et autres produits del’exploitation, ainsi que cela se pratique en beaucoupde localités, notamment dans les étés pluvieux.
A Joigny (Yonne ), oùles ânes abondent, mêmedans les années sèches, on s’en sert communémentpour transporter à d’assez longues distances les mou-lées, charbonnages, échalas, écorces et bourrées; ilest vrai que, dans cette contrée, pour ne pas dépen-dre du gros laboureur trop rare ou trop cher, les plus