DES AGENTS FORESTIERS,
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de bois, des agents forestiers d’une réputation colos-sale, qui, toute leur vie cependant, ont exercé leurprofession sans connaître même les premiers élé-ments de la culture des forêts. Il est vrai que celteculture n’a pas eu encore de principes posés, qu’iln’existe même pas un ouvrage classique dans celtepartie si importante de la richesse publique; aussisommes- nous restés stationnaires dans l’art de gou-verner nos bois, tandis que les autres cultures ont fait,depuis un demi-siècle, de si grands progrès. Nous nousflattons toutefois que notre ouvi’age mettra nos ad-ministrations forestières au moins au niveau des amé-liorations qui surgissent de toutes parts : c’est un désirqui nous presse d’autant plus vivement, r qu’on se feraitdi (ficilement une idée de ce que la France était d u tempsde nos premières ordonnances forestières, même sousLouis XIV , où l’on ne souffrait rien d’imparfait,et à qui il fallait obéir. Cette insouciance, quantaux forêts, est véritablement incroyable, à causede la facilité de pouvoir, à très-peu de frais, l’intro-duire d’abord dans celles à grands produits, pourservir d’exemple : la cause unique en est dans lanature paresseuse de l’homme. Cependant il estcurieux, entreprenant à la fois, mais par besoin oupassion ; il ne veut pas se donner la peine de veillersur une culture qui n’exige rigoureusement aucun tra-vail, et, communément, il n’aime pas à s’occuper dece qui lui vient en dormant, comme le bois, qui luiarrive sans efforts et sans calculs. Nous ne saurionsdonc trop nous en plaindre, pour qu’on ne dédaigne