DU CHATAIGNIER.
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a d’abord succombé sous la baclic des colons que lesseigneurs attiraient vers leurs forêts, en leur accor-dant pacage et droits d’usage, et, plus tard, sonfruit, qui n’ëlait plus qu’un faible accessoire à lanourriture des habitants de la campagne, a été rem-placé par la pomme de terre, importée d’Amérique par Drake, en 1503. C’est peu de temps après que lechâtaignier a cessé d’être moins bien cultivé. Aupara-vant, la châtaigne était en grand crédit et attirait poursa culture toute l’attention des populations ; car c’étaitla manne des champs : on allait à la récolte de la châ-taigne avec plus d’empressement encore qu’on ne vaaujourd’hui à celle du gland. Mais, à mesure qu’on adéfriché, la châtaigne est devenue plus rare, et se trouvemaintenant reléguéedans les contrées montagneuses etpresque incultes; le propriétaire de bois, dans sonintérêt, aura cherché à en tirer parti; il en aurad’abord défendu la récolte gratuite, mais inuti-.lement : on lui en volait plus qu’il n’en vendait.L’habitude d’avoir ce fruit pour rien n’a pu se pas-ser tout à coup, et les propriétaires, n’en pou-vant rien obtenir, souffrant alors de la rapacité desmaraudeurs de châtaignes, de mauvaise humeur ouautrement, ils auront arraché sans pitié cette essence.Ensuite, les terres ayant plus que doublé par les dé-frichements, étant en outre mieux cultivées et pro-duisant d’abondantes récoltes en céréales, ont réduitla châtaigne à un rôle secondaire de peu d’importancepour certaines contrées.
On remarque, en effet, que la culture du châtai-