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DE LA DISPARITION
gnier ne s’est conservée qu'aux environs de Paris , oùil est précieux par le débit spécial qu’on fait de sesproduits en fruits recherchés par les Parisiens, et sur-tout encercles, pesseaux et treillages, ainsi que dans leLimousin, l’Auvergne et autres pays de petite et maigreculture, où les récoltes en céréales sont souvent incer-taines et peu abondantes : la châtaigne, pour eux, estune seconde récolte très-précieuse ■ mais cette grandefaveur attachéeau châtaignier dans certaines localités,à cause de son fruit, ayant disparu, alors on a cesséde le cultiver en allées, lisières et en pleines forêts, eton n’en a plus laissé en réserve, d’autant mieuxque de nos jours les propriétaires qui entendent bienl’exploitation de leurs bois détruisent tous leurs ar-bres fruitiers : nous y applaudissons et même nousconseillons d’extirper des forêts tout ce qui est frui-tier, à l’exception du merisier et du châtaignier, qu’ilfaut conserver en taillis seulement, comme nedonnant pas fruit avant 25 à 30 ans, ou très-peu,particuliérement en forêts, et poussant de magnifiquesrameaux.
Le gibier se nourrit très-bien , il est vrai, desgraines forestières; mais il peut s’en passer, au moinsde celles que les hommes lui disputent. Le châtai-gnier , le merisier et le pommier chargés de fruits,attirent les pâtres, et avec eux nécessairement les bes-tiaux; c’est toujours aux dépens des fonds de bois.Aussi l’abus que les populations ont fait du châtai-gnier a amené insensiblement sa destruction, parti-culièrement comme réserve, d’autant que le châtai—