DU CHATAIGNIER.
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gnier en pleine forêt rapporte peu et se gâtepromptement. Si la châtaigne pouvait reprendrel’importance qu’elle avait du temps des druides, etmême sous nos premiers rois, elle se cultiverait en-core, et nos charpentes seraient toutes en châtaignier,comme sous Louis V , dit le Fainéant (98G).
Le châtaignier, par sa nature, meurt dans les valléesfroides, procure un chauffage dangereux, en ce qu’ilpétillé et lance des fusées de feu, quand il n’est pasexploité en sève. Il est, par conséquent, peu estimépour l’usage de nos foyers domestiques, attendu qu’ildonne une faihle chaleur, que son charbon s’éleiutpromptement et que ses cendres tachent le linge. Ila cependant besoin, plus que tout autre arbre, d’êtrecultivé et renouvelé, comme lorsqu’il était presque leseul dont on prît un soin particulier; car c’est uneessence précieuse pour lepesseau, le treillage, le cer-cle et la charpente. Nous pensons, en définitive, quela disparition du châtaignier dans nos forêts pro-vient de ce qu’il n’est pas assez apprécié; enün, dece qu’on ne l’emploie plus dans nos constructions depremier ordre, aussi de ce qu’il est mal cultivé;et, par conséquent, que ce n’est point l’effet desgelées d’hiver ou de printemps qui cause sa ra-reté actuelle, ni la préférence qu’on a donnée auchêne, qui est plus commun, plus nerveux, et quipeut être placé, soit au sec, soit à l’humidité; mêmeau sapin, qui est plus léger et plus à la portée detoutes les fortunes. (Voir notre article Châtaignier,n° 3, p. 75.)
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