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Tome premier.
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CHAPITRE XVIII.

DE LA LONGÉVITÉDES ARBRES 1'ORESTIERS.

A l’exception du marseau, du tremble et du bou-leau, qui dépérissent de GO à 70 ans en pleine forêt, ilest impossible de fixer l’âge, même approximati-vement , où le chêne, l’orme, le hêtre , le frêne, lecharme, etc., et autres bois durs, arrivent à la dé-crépitude ; leur existence, plus ou moins longue, tientà leur position et au sol.

Un chêne, sur un sol pierreux, que ses racines pi-votantes et traçantes ne peuvent percer, se mousse à20 ans, et perd plutôt qu’il ne gagne : il existe cepen-dant en France des arbres de 3 à 400 ans, fort vivaces.On remarque dans différents villages, aux portes deséglises et sur les places publiques, des ormes, destilleuls et autres arbres d’une grande dimension,encore très - sains, qu’on appelle des Sullys,plantés à l’avènement de Henry IV en 1 589 ; ils ontactuellement plus de 250 ans. Il existe dans le jar-din des Tuileries des marronniers et des tilleuls quidatent de la création de ce jardin, par le Nôtre, aucommencement du règne de Louis XIV , en 1600(180 ans).