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CRAINTES DE
déborder la démocratie et en tolérant une licencedont on doit craindre des résultats dangereux.Peut-être aussi l’esprit du siècle ne permet-il pasqu’il en soit autrement, ou devons-nous encorepasser par un temps d’anarchie avant d’acquérir uneposition stable, au moins pour quelques siècles.
Espérons néanmoins qu’un jour les esprits si diverset si agités s’entendront par besoin, et. que nous ver-rons apporter un frein à cette fièvre, et à ce débor-dement des passions qui, d’un pôle à l’autre,sous le prétexte de liberté et de soulager les misèresde l'humanité, tend à tout bouleverser !
Nous croyons, pour notre part, qu’on ne parviendraà arrêter le mal qu’en créant promptement une aris-tocratie nouvelle : qu’on ne s’effraye pas de ce mot.
Cette aristocratie, qui ne pourrait que gagner avecle temps, ne serait plus, sans doute, celle des Montmo-rency, des la Trémouille, etc., etc., noms illustres quide nos jours ne sont considérés que comme la re-présentation historique de ces choses d’une hauteantiquité, auxquelles on réserve seulement le cultedu souvenir.
Maintenant nous désirons une aristocratie de fa-mille où chacun de nous pourrait arriver, et d’autantplus puissante et plus durable qu’elle serait fondéeuniquement sur la quotité de l’impôt territorial, et serégénérerait ainsi continuellement dans le peuple parl’industrie et par l’économie publique et privée ; noussommes dans une conviction profonde qu’il serait ur-gent d’établir toute la puissance gouvernementale surdeux degrés d’élection, mais sur une base élevée ; le