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Tome premier.
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^INTRODUCTION DE LA HOUILLE .

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premier présenterait pour la députation les élus de sonchoix; le second, surles candidats quilui seraient offertsou sur les siens, nommerait les députés; mais il se-rait essentiel de combiner toutefois les conditions dece nouveau geni’e d’élection, de telle sorte qu’on pûtsatisfaire le prolétaire, et particulièrement en vue d’é-teindre, autant que possible, cette soif prématurée desrichesses et du pouvoir qui, aujourd’hui, domine toutesles classes : on atteindrait ce double but en visant sur-tout à ce que chacun ait sa part des fumées électoralesqui, habilement dirigées, nous le pensons, satisferaientbeaucoup de gens et attacheraient infailliblement auchar de l’État les masses turbulentes. Là est toutela difficulté et la pomme de discorde de nos contro-verses politiques.

Contre l’opinion si prononcée maintenant des prolé-taires, dont cependant nous faisons partie, nous pen-sons aussi que, loin, par exemple, d’abaisser le droitd’élection, il faudrait, au contraire, l’élever mêmeau delà de ce qu’il était avant 1830 : pour avoir debonnes semences, il faut épurer la graine en la cri-blant plusieurs fois.

Qui payerait le plus d’impôts serait admis, sans au-cune exception, à jouir du droit de souveraineté endétail. A quoi on objectera, nous nous y attendons,que, dans ce monopole inconstitutionnel, les talents etcapacités en seraient exclus, la fortune n’ayant pastoujours l’esprit en partage. Si cela se rencontrequelquefois, qu’on se rassure; en fait d’intérêts, iln’y a pas de bêtes : le paysan le plus stupide, en ven-dant sa chèvre ou sa vache, duperait le plus fameux