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CRAINTES DE
savant, même assisté des plus célèbres avocatsde Paris . Les jeunes têtes françaises taxeront cesidées d’absolutisme; peu nous importe : le temps jus-tifiera nos prévisions. Au surplus, n’ambitionnantnullement d’obtenir une dignité qui n’est pointencore mûre pour nous, nous préférons, comme pèrede famille, le repos public à la vaniteuse prétentionde placer sur des fauteuils dorés ou dans des siné-cures ministérielles des marchands de paroles, qui, laplupart, promettent tout le jour de leur élection,même l’impossible pour y arriver, et dont on ne faitsouvent que des pédants et des ingrats.
Enfin, au lieu de vouloir implanter la souverainetépopulaire sur les prestiges de la royauté, cherchonsplutôt à imiter la politique de ces fiers Anglais qui,par un système de paix sagement combiné, ne crai-gnent pas de s’agenouiller, chaque jour, devant unejeune reine de 20 ans, et de rivaliser d’admirationet de respect pour cette relique de l’ordre et de la.prospérité publics.
L’aristocratie anglaise a fait la puissance et la for-tune de son pays; si, comme elle en est menacée, elle estdébordée par la démocratie mercantile, c’en est fait decette nation qui a présentement le monopole du com-merce et des richesses du monde entier, car il y suc-cédera la plus affreuse misère. Son sol est pauvre, etl’Angleterre serait déjà anéantie comme Tyr et Baby-lone, si son peuple n’était plus positif, plus calcu-lateur et surtout plus patriote que nous, quoiqueplus dépravé à cause des besoins que ses richesses etson luxe lui ont créés.