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Mais il est plus instruit et plus maître de ses mouve-ments; il se calme aux commandements de ses tri-buns, et se rend mieux aux conseils qu'on luidonne; c’est de tous les peuples celui qui saisit lemieux tout se qui se rattache à ses intérêts.
Nous avons donc la confia nce que le véri table parti in-dustriel, qui sait parfaitement que c’est par un mauvaiscalcul, et par suite de la dépravation des mœurs et deconseils pervers, que les masses sont portées à se ruersur les sommités sociales, saura s’arrêter à temps, et,au contraire, se réunira aux hommes intéressés àrepousser les agressions continuelles qui menacentles quatre parties du monde. Car, aujourd’hui, plus quejamais, c’est la guerre de ceux qui n’ont rien contreceux qui possèdent, parce qu’on travaille moins d’unepart et que d’autre part on s’est fait plus de besoins;et cette guerre prend de jour en jour plus d’intensité.
Le plus petit individu, visant maintenant au confor-table, non par l’ordre et l’économie, mais par l’intrigue,porte une haine constante au pouvoir, et le regardecomme un obstacle à ses projets de fortune. Aussi lasollicitude de nos gouvernants doit-elle principalementtendre à détruire les sinistres projets de nos modernesnovateurs, ce à quoi on ne parviendra qu’en veillantactivement au bien-être du peuple, qui, chaque jour,se plonge de plus en plus dans la dépravation et lalicence : on doit,danscet état de corruption, s’attachersurtout à le ramener à l’ordre et à l’amour du travailpar de bons exemples et les principes religieux ; il fautmême le nourrir d’illusions flatteuses pour soulagerses misères, et l’appeler, sans distinction, à participer