41 G CRAINTES DE L’iNTRODUCTION DE I A MOUILLÉ.
étrangères, sans frais de douane ou avec de légersdroits. Mais les bois ne seront pas sans valeur pourcela ; ils prendront une autre direction : ils servirontaux besoins des localités, à ceux de Paris , qui sont tou-jours croissants, et autres grandes villes; s’exporterontsur nos rivières, canaux et chemins de fer, et se case-ront insensiblement. Un peu de diminution dans leprix en ferait consommer davantage. On réglera alorsleurs aménagements sur les progrès et les besoins dujour, et les propriétaires de bois ne seront pas aussilésés qu’ils le craignent. S’ils veulent lire nos deuxvolumes d’un bout à l’autre et avec attention, ils serassureront peut-être.
Si les fers étaient livrés à moitié du prix du coursactuel, il est certain que l’agriculture et les vignoblesy gagneraient beaucoup; il y aurait donc compensa-tion , et, dans leur intérêt particulier, nous engage-rions, comme compensation et indemnité, les proprié-taires de bois à réclamer la libre exportation desécorces par la Seine et la Loire , aujourd’hui confi-née seulement à la Meuse, à l’Isère et à une communedu Jura (*). Alors nos voisins, les Anglais * nous ren-draient probablement ce qu’ils recevraient pour leursfers et leurs houilles.
Tout cela pourrait peut-être s’arranger à la satisfac-tion des deux pays ; il ne s’agirait que de s’entendrefranchement et sans prévention.
Quand en serons-nous là?
(*) Voir, vol. t«,p. 267, et vol. t-, nos chapitres Exploitation àT écorce.