CHAPITRE XXIII.
• AFFOUAGE OU CHOIX DES BOIS POUR LES CONSTRUCTIONS MARITIMESET RÉFLEXIONS SUR l’ÉCOLE FORESTIÈRE DE NANCY.
Lorsqu’on réfléchit qu’un vaisseau de haut-bordporte plus de population, de vivres, de munitions deguerre, que certaines villes frontières, on s’effraye dela légèreté et de l’insouciance que nous mettons, aussibien que nos voisins, dans le choix de la principalematière d’un bâtiment aussi important, surtout quandil est destiné à un voyage de long cours ; placé con-stamment sur un abîme, menacé à tout instant par lefeu , les tempêtes et les vents contraires, par les ro-chers et tant d’autres écueils que la nuit et les brouil-lards dérobent souvent à la vue, n’ayant d’autreespoir, enfin, que celui trop rare d’un autre vaisseauqui, par humanité et courant lui-même d’aussi grandspérils, voudra secourir votre détresse.
Pour la sûreté de tant de personnes et de fortunes,par économie même et pour l’avantage de nos con-structions navales , à l’avenir nous pensons qu’il esturgent de donner au ministère de la marine un af-fouage en bois qui serait pris dans les forêts quel’État possède encore.
Pressons-nous d’agir en ce sens, car si le systèmei. 27