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AFFOUAGE
de vendre et défricher nos foréls continue, cela nesera plus possible.
Le ministère de la marine aurait cette branched’administration, comme il a déjà, et dans un systèmed’ordre bien entendu, des hauts fourneaux, desforges et fonderies. Or nous voudrions qu’on fit,même promptement, l’acquisition de quelques forêtsqui, par leur situation, leur essence et leur qualité,seraient près des ports de construction et grande-ment à leur convenance; et ensuite, qu’on cherchâtà compléter cet affouage dans les climats où les boisont plus de qualité, notamment dans les contrées mé-ridionales et les vignobles, mais de préférence dansles forêts encore vierges et, par conséquent, sans va-leur aujourd’hui, à cause des difficultés de transports;ces forêts , d’abord, produiraient beaucoup et per-mettraient d’attendre celles qu’on formerait par amé-nagements successifs dans d’autres localités sur destaillis de 25 ans.
Le ministère de la marine, dont on augmenteraitle budget dans les vues que nous proposons, construi-rait des routes, des passages ou pertuis sur lesrivières, et même des canaux, pour en extraire lesproduits dont les localités profiteraient. On opéreraitd’autant mieux que c’est au gouvernement à faire cesdépenses, parce qu’il le peut sans risque de ruine.Il le doit encore pour rendre la France aussi produc-tive que possible, et particulièrement pour la pros-périté maritime, source des principales richesses duroyaume et rempart de l’indépendance nationale.