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Tome deuxième.
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U 6

CHARBONNAGE*

dix à quinze, au plus, pour les forges. Plus uncharbon est cuit, plus il est dur, plus il a de qualitéet moins il casse. En résumé, un charbon bien cuitdoit être sonore, pesant et sans fentes considérables.

Les meilleurs charbonniers sont de la forêt d’Othe(Yonne et Aube), de la Beauce (Eure-et-Loir ) etde la Sartbe, au moins pour les produits ; ils exploi-tent la Beauce, la Brie, l’Yonne, l’Aube , tous les en-virons de Paris, le Mans et la Touraine.

Les charbonniers beaucerons ne font pas deplanchers, ils placent sur terre leur charbonnage;les autres en font tous.

Dans les terrains frais, comme en Brie, et dans decertaines localités de l’Yonne , les Beaucerons seraientforcés d’en faire, ou il y aurait une grande perte, sur-tout en nouvelle place. Sur un terrain rocailleux etsec on peut s’en dispenser, particulièrement quandon cuit à plusieurs fois sur la même place. C’est leplancher, il est vrai, où le charbon se consume le pluset fait le plus de fumerons ; mais, sans plancher, toutle charbonnage du premier rang s’enfonce en terre,ce qui donne encore plus de piétons ou bouts noncuits qu’avec un plancher.

Nous pensons qu’un plancher, même sur un ter-rain sec, est avantageux, parce qu’on peut mieux affu-mer son fourneau, en terme de tuilerie, c’est-à-direle faire suer et rendre ses eaux, pour le mettre en-suite en plein feu en un instant ou le faire flamber àvolonté. Le plancher, dans ce cas, sert de gril oùpasse l’eau ou la sève que le feu fait sortir des bûches.