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Tome deuxième.
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CHARBON ET HOt'ir.LIÏ.

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Un fourneau bien affumé ou dégagé de toutes sesparties humides rend beaucoup plus de charbon qu’unautre qu’on met en grand feu trop rapidement.

Des charbonniers soigneux, mettent, en automne, lefeu à leurs fourneaux de onze heures à midi, les affu-ment ou les tiennent en petit feu six heures et en grandfeu toute la nuit. En été, le feu doit être mis de 2 à3 heures après midi, enfin à temps convenable pourque la fraîcheur du soir et de la nuit puisse modérerle grand feu. Au bout de 36 heures, on peut arrêterle feu, puis mitonner le charbon quatre à six heuressous la cendre, ou sous sa couverture, appelée fraisil,avant de l’enlever ou mettre en sac.

Plus le bois est lourd et dur, meilleur est le char-bon; l’épine, en France , produit la première qualitéde charbon.

Pour se fixer, au surplus, sur le choix à faire, ducharbon de terre, sur celui de bois, nous rappelleronsque, d’après les expériences de Lavoisier et de Rum-ford, le charbon de terre, celui de bois de premièrequalité et le coke rendent, à égalité de poids, la mêmequantité de chaleur. Le charbon de bois, en défini-tive, est, selon nous, plein d’avenir. Qu’on fasse bienattention que, malgré la concurrence, toujours crois-sante de la houille, qui, depuis quelques années, in-quiète vivement tous les propriétaires de forêts, lebois de charbonnage ne diminue pas de prix ; aucontraire, chaque jour on en voit augmenter la va-leur. Mais lorsque les houillères que l’on écrémemaintenant commenceront à s'épuiser , ou lorsque