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Tome deuxième.
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CtlAUBONNAGIi,

l'extraction de leurs produits sera plus difficile, lecharbon de bois deviendra précieux et d’une néces-sité telle, qu’il faudra se bâter de faire des planta-tions pour en obtenir. Cependant le charbonnage est,comme la moulée ou bois de chauffage, ce qui rendle moins en exploitation de bois, quant à présent ;mais il ne faut pas perdre de vue qu’on peut réduiretoutes les espèces de bois en charbon , même les plusgrands arbres, en les fendant dans les grosseurs qu’onvoudra donner à cette marchandise, et en prenant enconsidération qu’avec elle on fait de l’argent à volontéet que même sous les tropiques elle a toujours undébit certain.

Les hauts fourneaux, les forges, les braseros enEspagne, les cassolettes en Asie , les cuisines detoutes les nations en ont un besoin absolu et conti-nuel.

L’écorce et les copeaux exceptés, tout ce qui estbois peut se carboniser : les vieilles souches, racineset recoupes font d’excellent charbon ; on en faitencore avee les ramilles ou branches au dessus d’unpouce (27 millim.) de diamètre, qui se réduisent enbraise et qui se triquent avec soin pour l’industrie desmaréchaux et la classe des indigents, d’autant qu ellesseraient perdues dans les interstices du charbon.

Un meuble qui daterait de plusieurs siècles, s’iln’était pas vermoulu, ferait encore du charbon. Dansbeaucoup de localités, on carbonise tous les résidusd’une exploitation; et, alors même qu’on en tireraitun peu moins qu’à les détailler, on a son argent