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Tome deuxième.
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CHARBON ET HOUILLE .

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plus tôt et mieux assuré, et par là on nettoie toutd’un coup une vente de tous bois traînants et épars.

Le charbonnage qui est scié est beaucoup plus pro-ductif que celui fait à la serpe. Les bouts façonnés,même avec l’instrument le plus tranchant, se consu-ment entièrement, particulièrement ceux placés surterre : ceux écuissés où l’air s’introduit s’endomma-gent encore plus, souvent même bien au delà de laplaie, parce que le feu s’y incruste et fait ravage sansqu’on puisse y remédier ; au contraire, celui qui sefabrique à la scie ne perd qu’à la dessiccation,n importe à quel rang ou lieu on le place.

Le charbon de la forêt d’Otlie, notamment entreJoigny et Troyes (Yonne et Aube ), et des bords del’Yonne,esteonsidéré,à Paris,comme lemeilleurjnouscroyons que celui de jîeauce le vaut bien, que mêmeen Brie il y en a qui a plus de qualité qu'en certainescontrées basses et marécageuses de l’Yonne . Labouté du charbon lient à celle du bois, et particu-lièrement à la qualité du terrain qui le produit.

Il y a grand avantage à livrer du charbon sortantdu fourneau, surtout quand ilest cuit par un charbon-nier intelligent, qu’il est presque tout en son entier ,et qu’on est quelquefois obligé de le briser pour leplacer dans la mesure ou dans le sac. Voilà pourquoion préfère conduire cette marchandise, qui cassecomme du verre, en banneau fourré de paille, garnide rouettes, de jeunes branches d’arbres, ou en sac,encore, plutôt qu’amoncelée dans une charrette oudans un bateau, où, par son poids et par le