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CHARBONNAGE,
temps qu’elle y reste, elle s’écrase davantage et tombeen poussier.
Nous tenons d’un maître de forges instruit et grandpraticien, dont le père avait été forgeron, que le char-bon qui vient d’être fabriqué et jeté immédiatementdans un gueulard de fourneau à fonte est excellent.i< Pas de haie pour les hauts fourneaux, nous disait—« il; mettre les charbonnages en tout temps en feu ,« plutôt encore par la gelée et la neige que par letr chaud ; employer le charbon tout frais et au« fur et à mesure de sa cuisson, parce qu’alors il« est dans toute sa valeur; le charbon non brisé et« dans son entier divise mieux les matières qu’il« doit mettre en fusion, le vent y pénètre plus faci-le lement; en un mot, ce combustible, n’ayant« éprouvé aucune détérioration, surtout lorsqu’il est« de forte dimension, dans ce cas se trouve dans« toute sa puissance ; c’est alors, ajoutait-il, qu’il« y a un grand avantage à se servir d’un charbon« fraîchement cuit, notamment pour la fabrication« de la fonte. »
Sans contredire absolument cette opinion, nouspensons cependant qu’un charbon cuit en été, ou parun temps très-sec, a besoin d’un peu de hâlepour se coudrer, en terme de forgeron, ou plutôtpour s’imprégner d’une légère couche d’humidité.Un peu reposé, il vaudra mieux que tout chaud, par-ticulièrement pour les petits fers et aciers. Ne voit-on pas le forgeron faisant agir son soufflet de la maingauche, tenant dp la main droite son goupillon,