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CHARBONNAGE,
de les couper en deux ou trois morceaux, afin deles rendre droits, et, au pis aller, de les lui donner,pour l’engager à les extraire, plutôt que de chercherà les faire dresser dans les fourneaux. Leur défec-tuosité forme des cavités où le feu s’agite souventavec trop de violence et fait brûler le charbon dansl’intérieur des fourneaux, sans qu'on puisse y porterremède.
On doit ensuite couvrir les fourneaux du pied à latête avec des feuilles, et, à défaut de feuilles, avec desjoncs ou du mauvais foin , puis avec des plaques oucarrés de gazons, et, à défaut, avec de la terre fraîchegarnie d’herbes le plus possible; après quoi, on lessaupoudre de poussière ou fraisil provenant de la dé-froque des terres et gazons des anciens fourneaux, eton termine par y introduire des charbons allumés enôtant la perche du milieu qui a servi de point d’appuipour confectionner du bas en haut le fourneau etnotamment à former l’ouverture cylindrique quireçoit le feu.
Quand on a des troncs d’arbres, des souches ou dutrès-gros bois à carboniser, il faut avoir grand soin deremplir les interstices des fourneaux avec du petitcharbonnage; observant, en outre, de n’employer, aulieu de fraisil, que du gazon , pour les consolider etmaîtriser la puissance du feu, qui, pour cuire desgros bois, doit se doubler.
Cuire le bois blanc le premier, au bout de deuxou trois mois de coupe, demi-vert il est bon àprendre.