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leur bonne conduite v*), tandis que les professionsd’avoués, huissiers et notaires, intendants ou agentsdes affaires d’autrui, tailleurs, aubergistes, cafetiers,épiciers, tout en portant ceux qui les exercent àne se priver de rien, les mènent rapidement à lafortune, qu’ils aient peu ou point de génie ?
Ne tenez, au résumé, à aucun marchand spécialquand il y a solvabilité égale; nous conviendrons, ce-pendant, qu'il y a de l’agrément à vendre ses coupes,tous les ans, à un même marchand de bois qu’onestime, et qui en a même grand soin, ce qui, toutefois,est très-rare.
L’homme, par sa nature, abuse généralement desavantages qu’on lui concède.
Un bois valant 1,000 francs l’hectare, que l’ondonnera au marchand privilégié, comme à tout autredu reste, pour 700 francs, sera encore trouvé tropcher,et on jurera sur son honneur qu'on y perdra; enun mot, plus on aura de faiblesse à l’égaixl du mar-chand, plus son exigence sera progressive : tel estl’homme, la reconnaissance, ordinairement, étantpresque toujours en sens inverse des bienfaits.
Un marchand préféré éloigne toute concurrence, etun propriétaire qui persiste à le conserver perd leplus beau et le plus clair de son revenu. C’est 100 à150 francs par hectare plus ou moins qu’il aban-
(*) Lazare Cornu, les MoucUot, les d'Auvergne , Thomas père("Nièvre), Fouet fils, Subert, Tremeau-Soulmé (Yonne et Loire ) ; Ewigpère, Bourdillon fils, Cretté (Seine ).