■SUR LES RUISSEAUX.
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ne reçoit pas une partie de sa journée en coton, nile carrier en pierres, l’argent leur suffit.
Payer un ouvrier en marchandises n’est plus dansnos habitudes commerciales.
Les ouvriers doivent gagner un honnête salaire,qui les mette en position même de faire quelqueséconomies; mais nous insistons pour qu’on détruiseles usages qui les placent en hostilité permanented’intérêt avec ceux qui les font vivre.
Il y a peu de travail plus malpropre que le tirageet la mise en état des bois, même par le beau temps ;dans l’hiver, cela fait peine; même en temps sec,l’ouvrier est presque toujours mouillé et couvert deboue ; malgré cela, un fort ouvrier gagne à peine2 francs 50 centimes par jour, faix compris;l’ouvrage encore lui manque dans les grandessécheresses et dans les hivers rigoureux où il a plusbesoin de travail; il en résulte donc qu’un flotteurqui n’a pas su économiser quand les grands travauxde rivières marchent et se payent largement, et sur-tout quand il ne sait pas se livrer à d’autres occupa-tions dans les intervalles de temps qui ont lieu entreles flottages en trains et à bûches perdues, se trouveparfois fort à la gêne, notamment s’il est surprispar le manque de travail; dans ce cas il faut, pourvivre, qu’il envoie mendier ses enfants ou sa femme.
Il y a des forêts placées entre les ports flottables entrains et les ruisseaux flottables à bûches perdues, oùl’on peut se dispenser de flotter lebois ; en vue de faireconnaître où il y a réellement avantage à transporter