DÉFRICHEMENT.
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d’un pain en un mois ; c’est à peu près de cette ma-nière qu’aux environs des villes et des villages les ou-vriers non occupés ont, chaque année, avec leursfemmes et leurs enfants, créé des vignobles appeléscotas, qui, ensuite, ont été acquis par des personnesriches, et ont enfin formé, avec le temps, de grandespièces de vignes : on en faisait peu par jour, mais, en18 siècles, on a donné bien des coups de pioche à nosmontagnes qui, dans les premiers temps del’ère chré-tienne, étaient incultes, sans s’occuper du gain qu’onpouvait y faire. Toujours est-il que les chartreux etnos pères, en occupant leurs loisirs, nous ont créé leclos Vougeot , le Chambertin, le Pomard, la Che-nette, Migraine , le Château-Margauxet nos vignoblesles plus distingués.
Un rocher exploité en carrière, puis rempli deterre, dans les loisirs d’un pauvre vigneron, faisait,avec des siècles, une excellente vigne; de nos jours,on connaît trop le prix de l’argent et on aime , enoutre, trop la dissipation ou ce qu’on appelleplaisir, pour se livrer à de pareils travaux, attendu,surtout, que les vignes ne peuvent être que le pa-trimoine du riche, parce qu’elles exigent des dé-penses très-grandes et continuelles; qu’elles sontquelquefois d’un faible rapport souvent très-in-certain, et surtout celles qui produisent les bous vins ;que le prix, généralement, en est faible par la con-currence, laquelle est d’autant plus grande mainte-nant, que la vigne aujourd’hui est cultivée dans tousles pays, même en Normandie ; qu’enfin il en coûte