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Tome deuxième.
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128 NAPOLKON AU tribunal de césar, f.tc.

3 mille chevaux de cavalerie, furent en outreles trophées de ce grand événement. Au nombredes généraux prisonniers se trouvaient Klenau,Giulay,Gottesheim, deux princes de Lichtensteindont toutes les pages de notre histoire attestaientla valeur et les talents.

J’avais déjà remporté, depuis dix ans, biendes succès éclatants; mais jamais je n’avais jouid’un triomphe pareil à celui d’une armée entièredéfilant à mes pieds et déposant scs armes, sesdrapeaux et ses canons. Placé sur une éminencequi domine la ville et tout le bassin du Danube ,je pus contempler à mon aise ce spectacle quime promettait désormais de si hautes destinées.Mack vint s’y ranger auprès de moi avec d’autresgénéraux. Pendant que leurs colonnes défilaient,je les consolai des vicissitudes de la guerre; jedéplorai l’aveuglement du cabinet qui les avaitenvoyés à leur perte dans le seul intérêt del’Angleterre. Tout entier à mes projets de des-cente, je ne demandais rien à l’Autriche : c’étaitdes vaisseaux, des colonies, du commerce qu’ilme fallait. Quel intérêt pouvait-elle donc avoirà détourner mes coups d’une puissance quicausait tous les malheurs du continent? Jusquelà c’était à merveille; mais, entraîné, par monsujet, j’accompagnai cette allocution de menacesindirectes contre la maison impériale : « Tous les