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NAPOLEON AU TRIBUNAL DE CESAR, ETC.
d’y faire passer un corps de 20 mille hommescommandés par le maréchal Mortier (1) avec or-dre de descendre la rive gauche, afin de donnerde l’inquiétude aux Russes pour leurs communi-cations avec la Moravie , et de les obliger ainsi ànous céder sans combat les fortes positionsqui défendent les approches de Vienne. S’ilsprétendaient y tenir, ce corps pouvait s’emparerde leurs ponts, les couper entièrement de laMoravie et compléter leur investissement. Pourassurer cette opération, le capitaine de marineLostanges dut former une flotille considérablede bateaux du Danube , et descendre le fleuve àsa hauteur.
Tandis que mes vastes desseins se succédaientet s’exécutaient ainsi avec une ponctualité qui
m’étonnait moi-mème, mon armée d’Italie n’a-
vait guère moins de bonheur, et remplissaitavec la même précision, la tâche qui lui était dé-volue. Les Autrichiens avaient commis troisfautes capitales dans leur plan de campagne : lapremière, d’engager offensivement leur partiefaible; la seconde, de rester inactifs en Italie avec
(1) Ce nouveau corps était composé de la division Du-pont, qui avait quitté Ney aux affaires d’Ulm, de celle de 'Gazan, tirée du corps de Lannes, et de la division batavedu général Dumonceau, détachée du 2 e corps.