CHAP. VIII. CAMPAGNE DE 1 8o5.
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Cette jonction mit Mortier en état de repousserEssen et Miloradowich qui le pressaient en queue.
Après une pareille échauffourée, manquant devivres, de munitions et d’artillerie, mon lieute-nant, crut prudent de repasser le Danube à Spitzà l’aide de la flotille, trop heureux d’en êtrequitte pour la perte de j a à i 5 cents hommes.Ce combat n’en coûta pas moins aux alliés, quifirent une perte plus sensible dans la personnedu général Schmidt, l’ami, le compagnon d’armesde l’archiduc Charles : il tomba en brave à l’at-taque de Loïben.
Cet événement ne changeait en rien l’état desaffaires. Je l’avais en quelque sorte prévu ; car,arrivé à Molck, j’arrêtai Murat et Lannes qui,outre-passant mes instructions, couraient surVienne plus vite que je ne le voulais : je fismême rétrograder Soult de Sigartskirclien àMautern ; Bernadotte demeura à Molck. Maisdès que j’appris à St.-Polten , le 12, l’issue decette affaire, et le retour de Mortier à la rivedroite, je mesurai promptement ce qui me res-tait à faire. La position avancée de Murat surVienne, la certitude qu’aucun corps ennemi necouvrait l’approche de cette ville, me donna l’es-poir d’y entrer brusquement, d’y surprendre lesimmenses ponts du Danube , de déboucher par