CHAP. VIII. CAMPAGNE DE l8o5. 187
tendre et où porter les premiers secours; il sehâta d’envoyer quatre régiments de cavalerie quiarrivèrent pour être témoins de la défaite deKolowrath. Le général Ouwaroff fut établi avectrente escadrons entre Bagration et le grand-duc,le reste de la cavalerie se plaça à sa gauche.
De son côté le grand-duc, voyant les colonnesd’infanterie française pénétrer dans Blasowitz eten déboucher, prend le parti de descendre deshauteurs pour leur épargner la moitié du che-min. Ce mouvement lui semble nécessaire autantpour sa propre sûreté que pour dégager le cen-tre dont on commençait à être inquiet.
Tandis qu’un furieux combat d’infanterie s’en-gageait entre les gardes russes et la divisiond’Erlon, le grand-duc ordonne aux gardes àcheval (régiment de cuirassiers) de charger leflanc droit de celle-ci, qui se trouvait formé parle l\ régiment de ligne détaché de la divisionVandamme pour couvrir l’intervalle. Les cuiras-siers russes se jettent sur ce régiment, enfon-cent un bataillon, mais paient de leurs plusbraves l’honneur d’avoir enlevé l’aigle de ce ba-taillon. Cette échauffourée isolée n’était pas dan-gereuse; toutefois dans l’incertitude si l’ennemi lasoutiendrait, je jugeai nécessaire de porter surce point le maréchal Bessières avec la cavaleriede ma garde. Il fallait en finir, je lui ordonne