Band 
Tome deuxième.
Seite
188
JPEG-Download
 

Je joins mesréserves àSoult pourcouper lagauche desalliés.

l88 NAPOLÉON AU TRIBUNAL UE CÉSAR, ETC.

de charger. La ligne russe, après la plus hono-rable défense, est obligée de céder aux effortsréunis de Bernadotte et de Bessières; l’infanteriedes gardes, hors d’état de résister plus long-temps, se replie sur Krzenowitz. Les chevaliers-gardes qui arrivaient dans cet instant d’Austerlitzse flattent en vain de rétablir les affaires, ce ré-giment d’élite ne pouvait plus rien : chargé lui-même par mes grenadiers à cheval que je lancesous les ordres de Rapp, il est enfoncé et tout lecentre prend alors le chemin d’Austerlitz.

Dans ces entrefaites, Murat et Lannes avaientattaqué avec succès le corps de Bagration et lacavalerie d’Ouwaroff qui le soutenait. Nos cui-rassiers avaient enfoncé la gauche de cette ailepressée par les divisions Suchet et Caffarelli.Partout la victoire couronnait nos combinaisons.

Certain que Bernadotte , Lannes et Murat se-raient plus que suffisants pour achever l’ennemide ce côté, je me rabattis à droite avec mes gardeset la réserve d’Oudinot, pour aider Soult à dé-truire l’aile gauche prise à revers et compromise aumilieu des lacs. Il était deux heures quand Soult,enflammé par notre approche, réunit les di-visions St.-Hilaire et Legrand pour emporterSokelnitz à revers, tandis que les troupes deDavoust l’assailliraient de front ; Vandamme deson côté se précipite sur Aujest; ma garde et les