CIIAP. VIII. CAMPAGNE DE l 8 o 5 . 1 89
grenadiers suivent afin de renforcer au besoinces différentes attaques.
La division Pribichefski, entourée dans Sokel-nitz, met bas les armes ; quelques fuyards seule-ment portent la nouvelle de ce désastre. Lan-geron, poussé à son tour, n’est guère plusheureux, et la moitié de sa troupe seulementparvient à rejoindre Buxhowden. Celui-ci, quiavait perdu cinq ou six heures avec la colonne deDoctorof dans une escarmouche inutile vers Tel-nitz, au lieu de se rabattre dès dix heures surSokelnitz, juge enfin qu’il était temps de songerà son propre salut; il se met en marche entredeux et trois heures pour revenir sur Aujest etsortir de la souricière où il se trouvait engagé,en longeant le fond entre les lacs et les hauteurs.Il débouchait du village, en colonne, lorsque Van-damme se jette avec impétuosité sur son flanc,pénétre dans Aujest et coupe la colonne en deux.Buxhowden, hors d’état de revenir sur ses pas,continue sa route avec les deux bataillons de latête pour rejoindre Rutusof; mais Doctorof etLangeron, avec les 28 bataillons restants, se trou-vent pressés dans le gouffre entre les lacs et leshauteurs couronnées par St.-Hilaire, Vandammeet mes réserves. La tête de la colonne du côtéd’Aujest, escortant l’artillerie, veut fuir à tra-vers les canaux formés par le dessèchement du