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Tome deuxième.
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CHAP. VIII. CAMPAGSE DE 1 8o5. 197

destinées à opérer contre la Hollande. Bien quej’eusse prévu le danger en envoyant mon frèreLouis dans ce pays avec le cadre de ce que jenommais l’armée du Nord, il ne fallait pas moinsque la victoire d’Austerlitz pour détourner cetorage, car l’attitude encore douteuse de la Prussecompliquait la question. Heureusement la foliede Gustave vint à mon secours. Furieux contreses alliés, qui improuvaient le ton déplacé et me-naçant qu’il prenait avec la Prusse, à l’instantmême où l’empereur Alexandre traitait avec elleà Potzdam, le roi de Suède retourna en Pomé-ranie , se démit du commandement de l’armée,et fit ainsi manquer toute l’opération. Après troissemaines de débats, Gustave se reporta à Lauen-bourg ; mais là le corps de Tolstoy fut mis à ladisposition du roi de Prusse, qui négociait pourse charger de la sécurité du nord de l’Allemagne .

Cette séparation déplut de nouveau à Gustave, etTolstoy se porta dans le Mecklembourg , d’où ilpartit ensuite pour retourner en Russie , lorsquela paix avec la Prusse eut rendu sa présence enHanovre tout-à-fait inutile. Les Anglais se rem-barquèrent aussi, et Gustave, pour achever sonroman, renvoya ses troupes en Poméranie , nelaissant que cinq cents hommes pour garder lepays de Lauenbourg aux Anglais .

La cour des Deux-Siciles avait donné, par sa La dynasi»