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Tome deuxième.
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CHAP. IX. CAMPAGNE DE 1 8 û 6 .

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France depuis la Seine à Anvers en état de blo-cus, s’arrogeait le droit de saisir tout ce quivoudrait faire voile pour ces ports, qu’ils fussentréellement investis ou non. Il donnait ainsi, àun décret ministériel, une force artificielle pluspuissante que toutes les escadres britanniquesensemble, car en admettant ce principe pourcent lieues de côtes en 1806, l’Angleterre pou-vait fort bien l’étendre par un second décret àtoutes les côtes de la France et de ses alliés etanéantir le commerce européen : ce quelle nemanqua pas de faire en effet.

Quoi qu’en dise l’auteur du Manuel sur lesNeutres , une grande nation qui possède avecses alliés plus de deux mille lieues de côtes, centvaisseaux de ligne, des colonies, et dont les ha-bitants avides de gloire ont du sang dans lesveines, ne saurait tolérer une pareille législa-tion sans se dégrader. J’en fus indigné, et ma po-sition victorieuse m’autorisant à ne plus garderde ménagement, je lançai à mon tour un décretqui renchérit sur celui du ministère anglais (1).

Le cabinet de Londres ne resta pas long-temps mon débiteur : une première ordon-

( 1 ) Comme ce décret a fait la base de tout le systèmecontinental, il ne paraîtra pas hors de saison d’en rapporterle texte. ( Voyez Pièces justificatives, n° i3. )

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Ordres duconseil bri-tannique.

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