CHA.P. X. CAMPAGNE DE liïoj. 32g
à ma politique de créer, et c’était l’obtenir sansm’exposer aux chances d’une guerre intermi-nable contre la Prusse, la Russie et l’Autriche .
Ce mémoire s’appesantissait surtout sur le dan-ger de donner un point de réunion éternel à lapolitique de trois puissances naturellement ri-vales, et sur ce qui nous arriverait de fâcheuxen passant la Yistule, si l’Autriche débouchaitavec 1 5o mille hommes derrière nous, sans quenous pussions nous appuyer sur la Prusse. Ilfaisait ressortir aussi l’avantage qui résulterait,pour la nation Polonaise, de sa fusion avec unpeuple éclairé et industrieux. C’était une grandeidée.
J’avoue que je me sentis sur le point d’êtreentraîné; déjà l’armistice se négociait; mais lesréflexions que firent naître les inconcevables ca-pitulations d’Erfurth, de Stettin , de Prenzlow^de Magdebourg et de Lubeck , me firent attachermoins de prix à l’alliance d’une armée si démo-ralisée. Les conditions de l’armistice s’en ressen-tirent, et comme je m’attendais que l’arrivée desRusses le ferait refuser, je résolus d’essayer desPolonais, sans me laisser intimider par les ap-proches de la mauvaise saison. Dans le fait, ilm’en coûtait moins d’aller à Varsovie combattrel’armée russe au milieu d’une population prêteà se joindre à nous, que de l’attendre au milieu