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Tome deuxième.
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Grandecharge denotre cava-lerie.

362 N APOLÉON AU TU IRliKAL DK CÉSAR, PTC.

à moitié mitraillée ou sabrée ; et celle d’Heudelet n’eut pas un meilleur sort : le premier périt, etle second fut grièvement blessé ; Augereau reçutaussi un coup de feu.

Pour le dégager un peu, j’ordonne à Muratde faire charger toute la réserve de cavaleriesur le centre ennemi. La division d’Essen estenfoncée, et toute notre masse de cavalerie perceavec une valeur remarquable jusqu’à la 3 e lignedes Russes adossée à un bois. L’infanterie en-nemie plus disposée à se faire hacher qu’à serendre, resserre ses rangs à mesure que nosescadrons la pressent et la dépassent : chargésà leur tour par des troupes fraîches, nos cava-liers sont forcés de songer à revenir sur leurspas après avoir perdu le général d’Hautpoult,Dahlmann et plusieurs autres chefs distingués.Mon aide-de-camp Corbineau fut emporté parun boulet. Le retour devint aussi difficile que lespremières charges; car les Russes reformés ayantfait face en arrière, il fallut de nouveau s’ouvrirun passage le sabre au poing.

Dans ces entrefaites, une des colonnes russesqui avaient repoussé Augereau, poursuit les dé-bris de ce corps en longeant la rue occidentaled’Eylau , et perce ainsi jusqu’au pied du cime-tière où je me trouvais avec une batterie de lagarde, ayant à quelque distance de là les 6 ba-